Smith Marie Charlotte

Female 1794 - 1854  (59 years)


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Generation: 1

  1. 1.  Smith Marie Charlotte was born 30 Dec 1794, Kamouraska, Qc, Ca; died 28 Jun 1854, St-André de Kamouraska.

    Marie married Levasseur Jean 24 Nov 1812, Kamouraska (St-Louis). Jean (son of Levasseur Jean-Baptiste and Roy Desjardins Judith) was born Abt 1785. [Group Sheet]

    Children:
    1. 2. Levasseur Zéphirin  Descendancy chart to this point was born Abt 1820.


Generation: 2

  1. 2.  Levasseur Zéphirin Descendancy chart to this point (1.Marie1) was born Abt 1820.

    Zéphirin married Langevin Madeleine 11 Jun 1844, Québec (Notre-Dame). Madeleine was born Abt 1820. [Group Sheet]

    Children:
    1. 3. Levasseur Nazaire  Descendancy chart to this point was born 6 Feb 1848, Québec, Qc, Ca; died 8 Nov 1927, Québec, Qc, Ca.


Generation: 3

  1. 3.  Levasseur NazaireLevasseur Nazaire Descendancy chart to this point (2.Zéphirin2, 1.Marie1) was born 6 Feb 1848, Québec, Qc, Ca; died 8 Nov 1927, Québec, Qc, Ca.

    Notes:

    LE VASSEUR, NAZAIRE (baptisé Louis-Nazaire-Zéphirin), journaliste, fonctionnaire, militaire, musicien et écrivain, né le 6 février 1848 à Québec, fils de Zéphirin Levasseur et de Madeleine Langevin ; le 5 juin 1872, il épousa dans cette ville Phédora Venner, et ils eurent quatre enfants, notamment Irma, première femme médecin canadienne-française de la province de Québec ; décédé le 8 novembre 1927 à Québec.

    Issu d’un milieu commerçant dont l’hospitalité était « large et abondante », ainsi qu’il le dit lui-même dans ses Réminiscences d’antan, Nazaire Le Vasseur grandit dans une atmosphère propice aux arts : son père, alors directeur d’un chantier de construction navale et amateur de musique, fait de sa maison un « rendez-vous d’intellectuels » et reçoit des personnalités très en vue, dont le négociant Abraham Hamel, frère du peintre Théophile Hamel, la famille du notaire Louis-Édouard Glackmeyer, le pianiste Charles Sabatier [Wugk] et le compositeur et organiste français Marie-Hippolyte-Antoine Dessane. Aîné d’une famille de trois enfants, Le Vasseur est initié dès l’âge de cinq ans à la musique par Dessane et, au fil des années, il étudiera le piano, le violoncelle, le violon, la flûte et l’orgue.

    Le Vasseur fait ses études classiques au petit séminaire de Québec de 1857 à 1866 puis il entre à la faculté de médecine de l’université Laval, mais, en raison de difficultés financières familiales, il doit quitter l’établissement au bout de trois ans, comme il le précise, même si l’on ne le retrouve pas parmi les élèves inscrits en 1868–1869. Il collabore alors à l’Événement, récemment fondé par Hector Fabre ; il en est successivement premier reporter, rédacteur adjoint et, enfin, rédacteur en chef jusqu’en 1878. Son appartenance au monde du journalisme lui permet de fréquenter des personnalités politiques, qu’il conseille ou appuie au moment de leurs campagnes électorales, comme ce sera le cas pour Wilfrid Laurier en 1877. Son mariage en 1872 avec la fille d’un banquier confirme sa réussite sociale.

    Le 2 octobre 1878, Le Vasseur entre au service du gouvernement fédéral à titre d’inspecteur du gaz et des compteurs à gaz ; il occupera ce poste jusqu’en 1915. Parallèlement, il continue de s’intéresser au journalisme. Il fonde, en avril 1883, un journal du soir, la Presse, mais les fonds manquent et la publication est suspendue après la première livraison. Onze ans plus tard, il lance avec Émile La Salle la Revue commerciale, qui sera remplacée dès août 1894 par la Semaine commerciale, à laquelle il collabore jusqu’en 1904. Il signe aussi régulièrement des articles pour l’Événement. Ses nombreuses activités ne l’empêchent pas de s’engager comme milicien dans le 9e bataillon des Voltigeurs de Québec et de participer en 1885 à la campagne du Nord-Ouest contre les Métis de Louis Riel, ce qui lui vaut, à son retour, le grade de major. Entre 1898 et 1913, Le Vasseur sera nommé consul, à Québec, de plusieurs pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, dont le Nicaragua, le Guatemala, le Brésil et le Chili.

    Le Vasseur a fait partie, en 1877, des membres fondateurs de la Société de géographie de Québec. Homme d’une « insatiable curiosité intellectuelle » selon le Bulletin de la société, il signe entre 1883 et 1921 près d’une cinquantaine d’articles sur des sujets aussi diversifiés que le lac Winnipeg, le bassin du grand fleuve Mackenzie, la comète de Halley, la Russie. Secrétaire archiviste adjoint de la société en 1880, vice-président en 1889, Le Vasseur sera nommé président honoraire en 1896, « en reconnaissance de services rendus à la Société », et président de 1898 à 1905. Dès 1895, il se lie avec le capitaine Joseph-Elzéar Bernier et l’encourage, par l’entremise de la Société de géographie de Québec et au moyen de campagnes de financement, à réaliser entre 1904 et 1911 ses expéditions dans l’Arctique. Le Vasseur est également un des membres fondateurs du Cercle des Dix à Québec en 1893 ; cette société regroupe, notamment, des littéraires, des musiciens et des journalistes tels que Napoléon Legendre, Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice et James MacPherson Le Moine.

    Le Vasseur participe aussi à la vie musicale de Québec. Il succède à Dessane comme organiste à Saint-Roch de 1873 à 1881. Aux côtés de son maître, il a contribué à fonder en 1869 la Société musicale Sainte-Cécile de l’église Saint-Roch. À la tête de ce chœur de 1873 à 1885, il dirige des messes de Haydn, de Rossini et de Gounod, ainsi que l’opéra la Perle du Brésil de Félicien David. Sa femme, cantatrice, prend part comme soliste à certains de ces concerts. Secrétaire de la Société harmonique en 1870, Le Vasseur est l’année suivante cofondateur et violoniste du Septuor Haydn, qui deviendra en 1903 le noyau de la Société symphonique de Québec (le futur Orchestre symphonique de Québec) [V. Joseph Vézina]. Il sera entre 1903 et 1907 contrebassiste de ce nouvel orchestre. À sa mort, ses collègues regretteront, à l’occasion d’une de leurs assemblées, l’« ouvrier de la première heure qui s’est beaucoup dépensé pour le succès de [la] société ». En 1880, Le Vasseur succède à Calixa Lavallée comme chef d’un chœur appelé le Quatuor vocal de Québec et agit la même année comme secrétaire du comité chargé d’organiser à Québec les fêtes de la Saint-Jean-Baptiste au cours desquelles sera créé l’Ô Canada. En 1887, il est nommé membre de l’Académie de musique, qui cherche, notamment, à développer l’intérêt pour la musique et à réglementer davantage les études musicales. Il a donc marqué par sa présence les organismes musicaux les plus en vue de Québec.

    Bien que sa vue se détériore sérieusement à compter de 1908, Le Vasseur continue à collaborer, avec « deux paires de lunettes sur le nez » selon le chef de l’information de l’Événement Edmond Chassé, au Bulletin de la Société de géographie de Québec. Le Vasseur songeait depuis 1881 à écrire une histoire de la musique à Québec et, entre 1919 et 1922, son projet se transforme en une quarantaine d’articles publiés dans la revue la Musique : même s’ils comportent certaines lacunes et inexactitudes, relevées par la musicologue Vivianne Émond, ces documents, agrémentés de souvenirs personnels, ont longtemps servi de référence aux historiens de la musique québécoise, surtout en ce qui concerne le xixe siècle. En 1925, il rédige la biographie de son ami le chirurgien Ferdinand-Philéas Canac-Marquis, dans laquelle, toutefois, l’aspect anecdotique et les récits de voyages du médecin l’emportent sur sa contribution à la science. Deux autres ouvrages, Têtes et Figures et Réminiscences d’antan, parus en 1920 et 1926 respectivement, témoignent d’une belle plume et d’un sens de la narration qui, dans le cas de Têtes et Figures, mêle avec finesse l’imagination aux coutumes canadiennes-françaises.

    Nazaire Le Vasseur meurt dans une modeste pension du Vieux-Québec. Ses funérailles, célébrées avec solennité à la basilique Notre-Dame de Québec en présence de nombreux dignitaires, magistrats, militaires et musiciens, témoignent du prestige et de l’influence dont jouissait cet érudit passionné et attachant. Pendant près d’un demi-siècle, il a été omniprésent dans la vie culturelle, sociale et politique de Québec. Homme d’une grande culture et d’une grande curiosité d’esprit, à la plume facile, il a été de tous les comités, il a participé à la fondation de bon nombre d’associations et il a tissé autour de lui tout un réseau de relations qui partageaient ses affinités et ses passions. Après avoir baigné dès son enfance dans une atmosphère artistique, il n’a jamais cessé de se consacrer à la musique et, tout en demeurant un amateur en ce domaine, il a contribué, comme interprète, comme historien et comme chroniqueur, à poser les jalons d’une vie musicale dont la postérité peut lui être reconnaissante.

    Irène Brisson
    Source : Dictionnaire biographique du Canada, volume 15, de 1921 à 1931, Québec, Presses de l’Université Laval, 2005, pp. 653-655

    http://www.levasseur.org/fr/Biographies/Contemporaines

    13 juin 2016

    Nazaire married Venner Phédora 5 Jun 1872, Québec (St-Roch). Phédora was born Abt 1850. [Group Sheet]

    Children:
    1. 4. Levasseur Irma  Descendancy chart to this point was born 20 Jan 1877, Québec (St-Roch); died 22 Jan 1964, Québec, Qc, Ca.


Generation: 4

  1. 4.  Levasseur IrmaLevasseur Irma Descendancy chart to this point (3.Nazaire3, 2.Zéphirin2, 1.Marie1) was born 20 Jan 1877, Québec (St-Roch); died 22 Jan 1964, Québec, Qc, Ca.

    Other Events:

    • Profession: Célébrité, Docteure, Co-fondatrice de Ste-Justine

    Notes:

    Irma Levasseur (1878-1964) Consultez le site : http://irma.levasseur.org

    Irma LevasseurPédiatre et cofondatrice de l'hôpital Sainte-Justine pour enfants de Montréal

    Qui était la Dre Irma LeVasseur? On a peu écrit sur cette femme qui a changé l'histoire de la médecine au Québec. Née à Québec, en 1878, dans une famille d'artistes, elle avait pour mère, Fédora Venner, cantatrice, et pour père, Louis-Nazaire LeVasseur, écrivain et journaliste.

    Elle a reçu l'éducation que toutes les jeunes filles de son âge recevaient à ce moment-là; rien ne laisse penser qu'on l'ait encouragée ou découragée à s'engager dans la voie qu'elle a suivie. Ses études de base terminées, la jeune Irma a dû faire un choix, et elle a décidé de faire carrière en médecine. À l'époque, aucune université canadienne n'acceptait les femmes en médecine. Pour poursuivre ses études, elle a dû s'exiler aux États-Unis.

    Irma étudie au Minnesota durant environ six ans et y obtient son doctorat en médecine. À son retour au Québec, en 1900, elle doit attendre trois ans avant d'obtenir le droit de pratiquer sa profession. Ce n'est qu'en avril 1903, grâce à un projet de loi privé, qu'elle pourra enfin être admise au Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec et exercer la médecine. Durant cette période d'attente, elle œuvre comme médecin aux États-Unis.

    Revenue dans son Québec natal, elle est touchée et attristée par le manque de soins dont souffrent les enfants malades. Elle décide donc d'aller approfondir ses connaissances en maladies infantiles en Europe. En 1908, après son séjour outre-mer, elle fait la connaissance de madame De Gaspé-Beaubien avec qui elle fonde l'hôpital Sainte-Justine, où elle met en pratique ses nouvelles connaissances en pédiatrie. En 1915, répondant à un appel à l'aide lancé auprès des médecins canadiens, elle se rend en Serbie où elle passe deux ans à se dévouer et à combattre fatigue, bombes et maladies.

    Rien n'arrête cette pionnière de la médecine québécoise. En 1918, elle travaille à New York pour la Croix-Rouge. En 1922, de retour au Québec, elle investit ses économies dans la fondation de l'hôpital de l'Enfant-Jésus jusqu'en 1927; insatisfaite de l'administration, elle quitte l'hôpital et fonde, dans les faubourgs de Saint-Jean-Baptiste, sa propre clinique pour enfants handicapés. L'idée lui est venue aussi d'ouvrir une école pour jeunes infirmes qui deviendra la future école Cardinal-Villeneuve.

    Non seulement Mme LeVasseur avait une passion pour la médecine, mais elle manifestait du talent pour la peinture; elle a été l'une des premières élèves à s'inscrire à l'École des Beaux-Arts à son ouverture, en 1920.

    Mais toutes ces réalisations se sont déroulées dans l'ombre et le silence. Ce n'est qu'en 1950, lors de son jubilé d'or fêté par le Cercle des femmes universitaires, qu'on a célébré ses accomplissements, son courage et sa persévérance.

    La Dre Irma LeVasseur est décédée en janvier 1964 sans avoir droit à l'éloge et à la reconnaissance de la presse et de ses pairs. C'est dans la solitude et la pauvreté qu'elle s'éteint, fin quasi pathétique pour une pionnière qui a tout donné pour sa province et son pays ainsi que pour les enfants. Toute sa vie elle aura combattu pour aller au bout de ses rêves, soit ceux d'aider les autres et d'exercer la profession qu'elle aimait tant. On doit sans doute à la Dre LeVasseur l'entrée des femmes québécoises dans les facultés de médecine au Québec et les hôpitaux pédiatriques.

    Source : http://www.collectionscanada.gc.ca/femmes/002026-408-f.html

    Autre référence :

    Site pour demander la reconaissance du travail de Irma Levasseur : http://irma.levasseur.org

    Radio-Canada a publié un dossier intéressant sur Irma Levasseur dans sa série "De remarquables oubliés". Nous vous invitons à consulter ce site (en français) à cette adresse :

    http://www.radio-canada.ca/radio/profondeur/RemarquablesOublies/LeVasseur.htm

    Vous y retrouverez également sous format audio, l'histoire de Irma Levasseur. Cliquez ici pour accéder directement à ce dossier audio.

    Nous vous invtions également à visiter le site de Mme Pauline Gill, auteure, qui a écrit deux volumes historiques sur Irma Levasseur (www.paulinegill.com).

    http://www.levasseur.org/fr/Biographies/Contemporaines

    13 juin 2016



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